Posté le 25 Novembre 2007 à 13:33
Pendant une discussion que j'ai eu hier avec un ami que je connais depuis ma première année de collège, il a décidé d'écrire un petit texte sur le détournement par les classes dirigeantes du mot "libéralisme", et le fait que l'extrême gauche a pour le moment perdu cette bataille, en se qualifiant elle même par l'opposé de ce mot.Voici le texte que Joris à écrit :
Ils ont tué la liberté et lui ont volé son nom...
L'extrême gauche d'opposition et les partis écologistes ont choisis de se regrouper sous l'appellation
d'union des gauches antilibérales. C'est, je crois, une énorme erreur.
Pourquoi ? Car les seules idéologies que peut adopter un parti politique avec dignité sont démocratie et libéralisme. Être libéral, ultralibéral même, plus qu'une fierté, est un devoir !
Le libéralisme c'est avant tout l'idéologie qui promeut la liberté totale, car elle est naturelle pour l'être humain. La liberté, comme le dit si bien notre DDHC, c'est tout simplement
le pouvoir de faire tout ce que l'on veut tant qu'on ne nuit pas autrui. Les précurseurs du libéralisme économique croyaient légitimement que la déréglementation permettait d'améliorer les conditions de vie de l'individu. Ainsi, Turgot, ministre de Louis XVI militât pour la libre circulation des biens, car elle aurait empêchait les nobles de spéculer sur le blé en cas de famine, gagnant ainsi de l'argent sur le dos des plus pauvres. Dans sa démarche Turgot croyait pouvoir rendre la vie plus facile aux couches les plus populaires, il ne privilégiait absolument pas son intérêt propre ni celui des plus aisés, et à d’ailleurs été pour cela congédié par le roi, sous la pression de la cour.
Puis le système naturel de l'échange et de la production s'est perverti, et il repose aujourd’hui sur les efforts des masses laborieuses des pays du tiers monde, qui comme nous le savons (sans trop généraliser) sont "exploités" pour produire à bas coûts les bien de consommation courant que nous retrouveront dans nos magasins. C'est le marché dont parle Benjamin R Barber, ex-conseiller à la maison blanche :
la prospérité pour quelques uns, le désespoir pour beaucoup et la dignité pour personne.
Et le tour de passe passe est que les gens qui mirent en place ce système se font appelés libéraux... alors qu'ils ont complètement déformé, dénaturé et perverti l'idée même de liberté. Et le fait que les partis d'extrême gauche se déclarent fièrement
antilibérauxest le signe de leur victoire. L'antilibéralisme ne renvoi qu'à l'oppression de l'homme par l'homme, de l'esclavage aux horreurs nazies en passant par les goulags staliniens pour en arriver aux usines Nike et Reebok qui fleurissent en Inde et en Chine...
L'homme est naît libre, et partout il est dans les fers, écrivait Rousseau il y a près de 250 ans, c'est toujours vrai, même si dans notre France dorée, cette oppression nous paraît lointaine. Pour la combattre, au nom de la liberté, reprenons le seul titre ici digne d'être porté, celui de Libéral et laissons aux exploitants son opposé.
...reprenons le et ressuscitons la !
~ Joris N'HAUX.
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